À tous ces visages

À tous ces visages

Par Ghislain Meignen

Publié le 09/01/12
Classique
« J’ai posé ces quelques mots sur papier, afin de me sentir libre et non attaché, suspendu à des êtres hagards et sans pitié. Sans mes mots, je ne suis rien, je ne respire pas, je ne vis pas. En leur compagnie, je me sens libre, apaisé et non plus démuni. Je suis comme un oiseau qui cherche sans relâche à trouver, à identifier la porte du Bonheur. Parfois, il me semble la trouver, quelques fois, je recule. Mais, toujours, je reste suspendu à cette attente, à cet appel. Lui, moi, si solitaire. De cet oiseau qui s’envole, j’en dessine un décor. J’y surplombe des couleurs. J’y invente des mélopées. Lui, cet oiseau, c’est moi. Il cherche à se faire aimer, apprécier, mais tombe si souvent. Il aimerait tant qu’on le remarque. Qu’on lui dise, je te vois, je suis là, ne t’en fais pas. « 
L’auteur