ANTO

ANTO

Par Annie Charnet Mpenga

Publié le 19/12/11
Collection Classique
Des bords du fleuve Ogooué où elle est née, en passant par les tribulations d’immigrés observées lors de ses déplacements, Annie Charnet Mpenga usant d’une langue incisive et d’un humour noir, convie à un voyage géographique, psychologique et social, pour saisir les attentes, les désillusions de ses héros qui doivent ouvrir des portes closes pour exister. L’amour d’Ayinda pour Patcool autorisait des écarts. Ces derniers creusaient un fossé au fil des nouvelles rencontres et des liens des corps, jusqu’à atteindre le fond du vide. Ce libertinage n’incitait pas leur entourage à la retenue, face à la putréfaction de l’être. Mais Ombwiri avait perdu ses dernières bribes de respect. Comme Ndong, le nouveau chrétien, elle rejetait le raisonnable et s’employait à vivre un dessein plus qu’incertain. S’ensuivent soupirs, spasmes et râles aux tons mortuaires. Pourtant la vie continue. Elle s’éclot dans le ventre de la répudiée et désargentée Ntsame, lui promettant désormais un ciel sans soleil : « Tu n’ignores pas que le prix d’un enfant est inestimable. Tu devras payer toute ta vie. »