Apocalypse sur le réseau

Apocalypse sur le réseau

Par Frédéric Gynsterblom

Publié le 19/01/12
Classique
Il tomba à genoux, au pied de l’autel sacrilège et s’étreint la tête de ses mains ensanglantées. Une série d’images grotesques se mit à défiler devant ses yeux hallucinés. Il vit des créatures mi-homme mi-bête prosternés, devant de titanesques dolmens recouverts d’inscriptions cabalistiques, un immense bouc noir auquel ces sous-hommes faisaient de nombreuses offrandes, d’obscures divinités aux noms imprononçables et à la laideur indescriptible. Il vit le début et la fin des temps, ce qui eut pour résultat de détruire la parcelle de raison qui restait en lui. La nuit a besoin de sang, la terre doit être abreuvée. La forêt s’étendant entre Forest-Hill et Stone-End a une riche histoire. Des générations de croyants y ont célébré le sacrifice. Ce monde est l’Enfer, la nature est l’église du Diable.