Chroniques de la fin d’un monde

Chroniques de la fin d’un monde

Par Bernard-Albert Chevalier

Publié le 28/08/12
Collection Classique
La vie est sans doute un mauvais rêve… L’alternance des rêves et des passages à la réalité devrait nous inciter à plus de prudence dans le choix de nos jugements. Ce roman en est-il un, par exemple ?
C’est bien sûr souhaitable et on pourra toujours se rassurer en se disant qu’il ne s’agit là que d’une fiction, une projection à l’avenir (un futur proche certes, mais un futur cependant). Dès lors on est prêt à affronter les pires horreurs en se disant « c’est pas du vrai… rien à craindre. »
Et pourtant… Quelquefois les wagonnets du grand huit se détachent et précipitent une demi-douzaine d’imbéciles heureux (très momentanément d’ailleurs) sur une foule ahurie et à la panse gorgée de frites grasses et recouvertes d’une belle dose de mayonnaise chimique.
Où commence le cauchemar ? Lors du rêve ou au réveil ? J’ai toujours pensé que le cauchemar n’était que le jugement du dormeur qui se réveille. En plein cauchemar nous ne savons pas qu’il existe un autre monde. Et au risque d’enfoncer quelques portes ouvertes j’ajouterai pour terminer qu’il n’existe peut-être pas d’autre monde.
Toute cette mise en garde pour éviter que des esprits chagrins ne voient dans ce récit quelque message en faveur de je ne sais quel mouvement ou quelle secte. Ce serait me faire injure et bien mal me connaître; je n’ai jamais milité pour personne, ni pour aucune cause… je me suis contenté de humer le vent qui souffle sur les futurs décombres de notre vieille civilisation en fin de vie.
Il est encore temps de descendre du manège et de vous éveiller du rêve de la vie…