Comme si le regard suivi de Regard sur le possible

Comme si le regard suivi de Regard sur le possible

Par Jean-Marie Pieri

Publié le 17/02/12
Classique
Paul Valéry établit un parallèle : le Peintre et le Poète évoluent dans un espace identique. La main, qui tient la plume ou le pinceau, glisse sur une même part de rêve ! Le pays où l’on n’arrive jamais ! L’œil contemple l’infini des couleurs sur la toile et les mots sur le papier.
Vie singulière des objets et des êtres : l’abandon et l’oubli tuent, l’amour rend immortel ! Un regard habille la beauté, recouvre la pauvreté d’un drap chimérique : la rose la plus belle ou la plus naïve désire être aimée et respirée à la folie !
Tableau, sculpture, photo ne sont pas seulement œuvre mystique, expression d’un talent ou le reflet d’une émotion de l’artiste : toute création prend vie dès qu’elle échappe à son auteur, alors le Temps monte sur scène, il en va ainsi de la Poésie…