Comme un frère, Stéphanie Polack

Comme un frère, Stéphanie Polack

 

 

 

 

Stéphanie Polack s’attache à cet oncle, Jacques Fesch, qu’elle n’a jamais connu et qui devient pour elle Comme un frère.

 

 

 

 

La note de l’éditeur : Comme un frère, Stéphanie Polack

Partie sur les traces de son histoire familiale, une jeune femme poursuit le souvenir d’un condamné à mort : un garçon de 21 ans embarqué dans un braquage suicidaire en 1954. La postérité a retenu qu’il avait trouvé la foi en prison avant d’être guillotiné. La justice en a fait un monstre, une partie de l’Église veut en faire un saint. Qui était-il ? Que cherchait-il ? Ce garçon s’appelait Jacques Fesch, c’est l’oncle de la narratrice. Un oncle fantasmé qu’elle n’a jamais connu et qui l’attire. Alors qu’elle plonge dans les années cinquante, tentant de comprendre le parcours de cet homme insaisissable, ses questions virent à l’obsession et font resurgir des chagrins enfouis.

« La phrase de Polack est nerveuse et généreuse, comme si elle voulait sans cesse passer la vitesse supérieure. On voudrait dire: sanguine et sans pitié. » Par Thierry Clermont pour le Figaro.

Comme un frère, Stéphanie Polack, Roman (broché). Paru en 01/2012 : 18 €

One thought on “Comme un frère, Stéphanie Polack”

  1. « Comme un frère » de Stéphanie Polack

    « Comme un frère » est un beau roman, authentique et magistral, habilement construit, d’une écriture vigoureuse et exigeante, au style élégant, vif et précis ; il nous transporte dans les années cinquante et nous fait revivre un événement dramatique concernant un oncle par alliance, de Diane, la narratrice ( qui n’est autre que le double romanesque de l’auteure )… Dès les premières lignes, l’on se sent emporté dans l’histoire de Jacques Flesch – plutôt passée sous silence par sa famille – , personnage ivre d’aventures et de liberté, « qui a soif d’émancipation, de risques et veut se détacher des contingences… », il veut prendre le large, partir « à la quête d’un paradis perdu et de l’impossible extase ». Et pour réaliser son rêve, il n’hésite pas à braquer une agence de change, et, dans la foulée, abattre un policier. Diane imagine cet homme, « un spectre, son fantasme », qui devient son idole : elle est littéralement obsédée par lui, constamment à la recherche de la vérité, elle cherche à comprendre sa motivation et ses agissements. Elle vit dans un espace irréel. Et pour se libérer, elle ira jusqu’à s’initier à la psychanalyse et suivre elle-même une analyse auprès d’un « coboy lacanien ». Elle mène, sur son personnage, une analyse psychologique profonde, extrêmement poussée, entrecoupée de descriptions poétiques relatives en particulier à la Méditerranée ( la côte sarde, ses dunes, ses flamants roses…). Parallèlement, elle évoque son histoire d’amour avec Serge. Puis l’histoire familiale la rattrape : « des réminiscences incongrues l’envahissent, des souvenirs douloureux, des blocs entiers de son enfance, des souvenirs d’accident »… Elle ne sort pas indemne de ce parcours ; au final, ce n’est pas un oncle qu’elle s’est inventé, mais « un frère maudit, un frère impossible ».
    Yvette Bierry, 1ier mars 2012

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