De l’homme fini à l’infinitude divine

De l’homme fini à l’infinitude divine

Par Christophe Westar Maboungou

Publié le 09/04/15
Collection Classique
La volonté est une des notions centrales et opératoires dans la pensée du philosophe français, Maurice Blondel (1861-1949) pour penser l’immanence humaine et sa destinée. De plus, l’examen du déploiement des actes les plus minuscules de notre volonté permet d’évaluer l’action humaine. Or, cet examen révèle le constat d’une disproportion entre ce que nous voulons, ce que nous désirons et ce que nous réalisons effectivement. C’est que l’être humain demeure un être fini. Mais, cette finitude le provoque à vouloir l’infini ou à se voir infini pour combler l’inachèvement de ses vouloirs. Il s’ensuit que l’apparente contradiction dans nos vouloirs ne peut s’épuiser que dans une sorte d’abandon à une action, à un vouloir qui nous est toujours extérieur à la contingence de nos actes. Dans cette requête existentielle d’un achèvement que l’homme ne peut se donner à lui-même, Blondel perçoit l’action secrète et mystérieuse d’une volonté transcendante qu’il appelle l’Unique nécessaire. Blondel invite alors chaque être humain à rechercher, à égaler la finitude de son action dans l’ouverture à l’infinitude de l’action divine. Car Dieu seul est capable de résoudre le dilemme constitutif et ontologique de nos choix.

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