Des mots aux maux

Des mots aux maux

Par Michel Deguy

Publié le 05/11/13
Collection Classique
Beaucoup de Français et aussi une cinquantaine de pays à travers le monde qui possèdent notre langue « en partage » ne souffrent pas les atteintes qu’on lui porte. Il est une évidence que notre langue, au long des dernières décennies, n’ait cessé de se dégrader. S’indigner, bondir sur sa chaise en entendant des monstruosités proférées par les uns et les autres (notamment les médias), biffer d’une plume rageuse la publicité outrageante ne sert de rien.

Pour autant, il faut être de son temps, vivre de la vie. Le français est en perpétuel devenir, l’usage en règle le mouvement. Encore y a-t-il le bon et le mauvais usage. La langue vit, donc elle change. Ouvrons un large crédit aux exigences de l’évolution linguistique. Gardons le juste milieu entre deux excès, d’une part entre un dosage parfait de l’élément « dynamique » et d’autre part entre l’élément « statique » ou conservateur.

Il est une évidence que la plupart des fautes de langage (négligences des accords, emplois abusifs de vocables étrangers, barbarismes, etc.) sont des atteintes portées à notre langue fréquemment commises ou propagées par et à travers les médias. Respectons les Français passionnés par leur langue, elle est universelle, inégalable par sa précision et son élégance.

L’auteur est fasciné par l’écrit. Il le scrute non pas en savant mais en dévot. Aussi s’alarme-t-il devant l’affaissement progressif de notre belle langue, et devant l’appauvrissement du vocabulaire.

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