Des mots défaits, Dieu, la mort, etc.

Des mots défaits, Dieu, la mort, etc.

Par Claude VEILLET

Publié le 08/06/12
Classique
Existe-t-il la moindre esquisse d’une forme de pensée rationnelle entre le rêve inabouti d’un misanthrope, un moment d’adoration divine, les tribulations d’une dévote, les circonvolutions d’un coléoptère normand, une vie de merde à la campagne, le « sauvetage sanitaire » d’une personne handicapée et les avatars d’un exorcisme qui tourne mal… ? À l’évidence, aucune ! On aura beau chercher, afficher son désappointement, vociférer, lire l’ouvrage à l’envers, intellectualiser le débat, saisir les hautes autorités du savoir, on ne trouvera jamais parmi les entrelacs de ces sept nouvelles ni une relation plausible ni un point commun acceptable, excepté, peut-être, Dieu (Ah ! oui, tout de même !), la mort (Ah ! oui, rien que ça !), la dérision, la déraison et une moquerie toujours revendiquée.