Encrée

Encrée

Par Sandrine Roy

Publié le 16/10/12
Collection Classique
« Je suis passée à la maison ce matin. Ta maison.
J’ai caressé au hasard quelques objets sur lesquels ta main s’était posée tant de fois.
J’ai fermé les yeux.
J’ai fermé les yeux et j’ai pleuré. Mais tu n’étais pas là pour me consoler.
Toi qui, quand j’avais un gros chagrin, te moquais si gentiment de moi en ouvrant tes bras grands comme le monde et en me disant : Viens ma fille, viens.
Et je redoublais de sanglots…
Ta main caressant mes cheveux. Ta main apaisante. Ta main aimante.
Et puis la chaleur de tout ton amour qui m’enveloppait et guérissait mes blessures passagères.
Ta main n’est plus là. Tes bras envolés. Ton amour passé. »