Et il n’y a plus pour eux de salaire…

Et il n’y a plus pour eux de salaire…

Par Jean-Luc Charlot

Publié le 27/12/13
Collection Classique
Louise m’appelait parce que notre père était mort et qu’on allait l’enterrer dans moins de deux heures. Les nuages étaient bas et gros d’une pluie menaçante qui n’arriverait jamais. Des pigeons se nourrissaient de miettes de pain et de croûtons déposés intentionnellement sur le trottoir par un de ces amoureux colombophiles que les services municipaux tentaient pourtant de dissuader. Je me suis souvenue que notre père détestait les pigeons, qui n’étaient pas des oiseaux d’après lui, mais rien que des sacs à merde ailés qui chiaient partout.

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