Et la mer elle-même n’aura plus aucun sens

Et la mer elle-même n’aura plus aucun sens

Par Nacer Achour

Publié le 09/04/15
Collection Classique
« Mais où irai-je la chercher pour lui rappeler la gravité de l’erreur qui se commet, l’énormité de la bêtise qu’on nous demande d’assumer, cette chance à côté de laquelle nous sommes en train de passer ? Cet amour qui se transforme en simples éléments d’écriture. Où irai-je revoir cette fille qui m’inspire tant de tendresse ? Sur la plage de l’an passé ? Y sera-t-elle seulement ? Je n’irai tout de même pas plonger dans le souvenir de ce mois de septembre trop éloigné hélas ! Je n’irai tout de même pas franchir le seuil de cette maison restée sans âme depuis. Dois-je remettre à plus tard cette décision et ne rien promettre à Nadjat ? Ne rien tenter ? Dois-je attendre encore, larmoyer, écrire pour me consoler ou prendre le large comme l’ami Ahmed et adieu la vie ? »

Rentré d’Allemagne où les autorités n’ont pas accédé à sa demande de renouvellement de titre de séjour, Malek dépose une demande de visa au consulat de France à Alger et en attendant une hypothétique réponse positive, il passe son temps à lire et à transcrire sur ordinateur les feuillets de sa jeunesse et le cahier de son cousin Ouamer.

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