Gai savoir sur l’Epicurisme II

Gai savoir sur l’Epicurisme II

Par Moussa Youssouf Maïga

Publié le 14/06/12
Classique
Victor Goldschmidt par le biais de son ouvrage La Doctrine d’Epicure et le Droit, a ouvert dans la réflexion philosophique un pan mystérieux de la pensée du philosophe du Jardin (Epicure, 341-271 av. J.-C). Cette introduction sur son apolitisme, ou abstinence politique s’inscrit dans une apologétique de la doctrine du droit d’Epicure, en parallèle avec la critique de la politique pour l’ultime réalisation de l’ataraxie politique épicurienne.
A l’époque des adversaires du philosophe du Jardin, envisager une réflexion du droit ou de la politique dans le système d’Epicure peut passer pour une hérésie ; ils iront même jusqu’à « se pâmer de rire », eu égard à une certaine absence a priori de traités politiques, ou comme disent nos juristes contemporains « de vide politique épicurien ». A justes raisons, ou à fausses raisons ? Au sens lato sens, notre démarche voudrait montrer, en partant de l’échec politique de certaines figures du stoïcisme romain, que l’apolitisme d’Epicure se justifiait et se légitimait à son époque, et de surcroît, rétrospectivement sa doctrine est compatible avec l’action politique.