Grand Prix de la Ville d’ Angoulême 2012 : JEAN-CLAUDE DENIS

Grand Prix de la Ville d’Angoulême 2012 : JEAN-CLAUDE DENIS

 

 

 

Le Grand de la Ville d’Angoulême 2012 a été décerné à Jean-Claude DENIS.

 

 

 

 

Biographie : JEAN-CLAUDE DENIS – Grand de la Ville d’Angoulême 2012

Né à Paris le 1er janvier 1951, Jean-Claude Denis suit les cours de l’Ecole d’arts décoratifs, dont il sort diplômé en 1974. C’est alors le plein essor de la bande dessinée dite « adulte » dans la France des seventies, et le jeune dessinateur, après des débuts professionnels dans la publicité et l’illustration, ne tarde pas à se tourner vers le 9e Art. Sa première série est animalière : les histoires d’André le Corbeau sont publiées à partir de 1977 dans les pages de Pilote, le périodique de référence de la bande dessinée française, et paraitront un peu plus tard en recueils chez Dargaud (trois albums parus : Annie Mal, La Saison des chaleurs et La Fuite en avant).

 

Dès 1978, Jean-Claude Denis (qui signe désormais Jean-C. Denis) élargit son périmètre en faisant paraître chez Futuropolis l’album Cours tout nu, mais c’est en rejoignant les éditions Casterman (il crée notamment pour cette maison une série juvénile qui comptera trois albums, Les Aventures de Rup Bonchemin), qui viennent tout juste de lancer le magazine (À Suivre), que le dessinateur va véritablement voir sa carrière s’affirmer. Après quelques histoires courtes, c’est dans les pages de ce mensuel revendiquant la dimension romanesque de la bande dessinée que va apparaître son héros Luc Leroi, dont il animera les aventures pendant près d’une vingtaine d’années.

 

Né à l’orée des années 80, le personnage est emblématique de cette décennie dont les doutes et les habitudes se télescopent avec l’essor de la modernité. Lunaire, parfois un peu perdu et souvent rattrapé par les tracas de la vie matérielle, Luc Leroi est un marginal attachant et décalé, éternel spectateur de ses propres mésaventures. Sept albums paraitront au fil des années (le dernier, Toutes les fleurs s’appellent Tiaré, en 2000 chez Casterman), avec parfois de longues éclipses entre chaque titre. L’un d’entre eux, Le Nain jaune, est récompensé au Festival d’Angoulême 1987 par le Prix du public.

 

Par la suite, Jean-Claude Denis signe de nombreux one shot chez divers éditeurs (Les Humanoïdes Associés, Albin Michel, Dupuis, Futuropolis, notamment), tirant parfois parti de ses voyages, comme dans Bonbon piment (1991) pour proposer des histoires douces-amères mais toujours attachantes. L’un de ces récits, Quelques mois à l’Amélie, publié en 2002 dans la collection Aire Libre des éditions Dupuis, chronique pudique et sans doute en partie autobiographique du quotidien d’un cinquantenaire en crise, séduit la critique unanime par son originalité, sa justesse et sa tonalité profondément personnelle. Une création remarquée, qui lui vaut l’année suivante, en 2003, l’Alph-Art du dialogue au 30e Festival international de la bande dessinée d’Angoulême.

 

Plus près de nous, tout en continuant à signer, comme il l’a fait tout au long de sa carrière, des livres pour la jeunesse, des récits de voyage ou des CD-livres, Jean-Claude Denis fait paraître en 2010 et 2011 chez Futuropolis un roman graphique en deux parties, Tous à Matha ! : une chronique du monde adolescent dans les années soixante, entre éveil de tous les désirs et passion pour la musique. Une passion musicale qui depuis toujours, comme le savent bien tous ceux qui suivent le travail de Jean-Claude Denis depuis plus de trente ans, incarne l’autre visage du dessinateur. Guitare à la main, Jean-Claude Denis a longtemps été l’âme et le principal animateur du Dennis Twist, un groupe entièrement composé d’auteurs de bande dessinée (Dodo, Denis Sire et deux lauréats du Grand Prix de la Ville d’Angoulême, Philippe Vuillemin et Frank Margerin), qui a eu son heure de gloire dans l’hexagone dans les années 80. Depuis 1999, il forme avec son ami Charles Berberian – également titulaire d’un Grand Prix du Festival – un duo d’inspiration jazz, Nightbuzz.

 

Jean-Claude DENIS : Le Grand de la Ville d’Angoulême 2012 .

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *