Il faut que je sois un homme

Il faut que je sois un homme

Par Serge Bassenko

Publié le 13/07/12
Classique
En 1967, l’avance irrésistible du progrès menace le monde rural et annonce la fin des paysans.
Faudra-t-il choisir entre Nature et Progrès, contemplation et travail? L’école et la science nous facilitent la vie, mais ne nous apprennent ni à vivre, ni à décider quelles choses méritent d’être vécues. En plus, elles façonnent notre vie et, sournoisement, notre pensée. Quel est le sens de ce que l’on fait et quel monde veut-on fabriquer? Reste-t-il seulement de la place pour les sentiments et l’amitié? Qu’est-ce que c’est, être un homme?
Ces questions cruciales agitent le jeune héros, fils du notaire, et ses amis paysans, bientôt en âge d’entrer dans la vie.

L’action se déroule en Bourgogne, parmi les collines et les prés que l’auteur connaît bien.
Les travaux rythment les journées, et sentent bon la terre, les champs et les bêtes.
Le personnage de Simplette, fille de la campagne réfractaire à l’école, finira par symboliser la force tranquille et millénaire du monde paysan, que le modernisme a fragilisé et presque déjà submergé.

Vision douloureuse certes, mais pas tout à fait pessimiste, car si on ne peut arrêter l’évolution du monde, l’espoir existe d’une nouvelle vie, qui réunira le fils du notaire et l’attachante jeune paysanne, Herbe folle.