J’habite une blessure

J’habite une blessure

Par William J.P. Mahenc

Publié le 09/06/15
Collection Classique
Quand je n’ai plus rien d’autre que le désespoir et un stylo face à mes traumas, j’écris…

J’écris sous le poids d’un tas d’ordures.

Dans l’étroite lumière d’une pièce,

Face à d’atroces absences,

Face à une vitrine qui réfléchit en pièce

L’impasse cruelle d’une enfance !

J’écris des douleurs lentes

Dans un taudis de mots estropiés ;

J’écris, germe, com’ une idée rayonnante,

Qui m’éloignerait de ce merdier !

J’écris au beau milieu de la nuit,

Que la vie, que le monde est brutal !

J’écris fermé à l’amour, à autrui,

Ah trouble boueux, j’écris avoir mal !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *