La femme algérienne, face à la législation, religion, violence, tabous et fléaux de la société

La femme algérienne, face à la législation, religion, violence, tabous et fléaux de la société

Par Samir REKIK

Publié le 23/04/12
Classique
Considérée comme un être inférieur et faible, dès sa naissance elle est accueillie sans joie. Et quand la naissance des filles se répète dans une même famille, elle devient une malédiction. Jusqu’au mariage, c’est une « bombe à retardement » qui met en danger l’honneur patriarcal. Et plus elle grandit, plus le danger grandit avec elle. Elle est donc recluse dans le monde souterrain des femmes entre quatre murs … Devenue un instrument dont on ne parle même pas ; elle est loin d’être légale de l’homme. Ce dernier la consomme comme un fruit par le mariage et surtout par la maternité. Hors mariage, elle redevient l’instrument des passions animales et selon le milieu social, on l’achète cher ou bon marché, on peut même se ruiner pour elle, mais on la méprise toujours…

En Algérie, selon l’article 29 de la constitution, « les citoyens sont égaux devant la loi … », mais … pour les femmes, c’est une autre histoire ! La polygamie sous réserve, l’absence de statut pour la mère célibataire, la tutelle matrimoniale à l’égard de la fille (même majeure), la prohibition du mariage avec un non-musulman pour la femme, le divorce comme faculté exclusive du mari (la répudiation) et le droit à la moitié des parts en matière successorale…

L’Algérie est le pays le plus rétrograde des pays nord- africains du point de vue des droits de la femme.

Mais peut – on parler de démocratie, de droits de l’Homme, d’un avenir meilleur sans y intégrer la femme?