Là que les corbeaux se posent

Là que les corbeaux se posent

Par Matthieu Verne

Publié le 03/06/15
Collection Classique
« J’ai toujours aimé les adieux, ce paradoxe entre la soudaine prise de conscience de l’inéluctable finitude de tous ces moments qui ne seront plus et la quasi immortalité de l’instant où l’on se sépare. Mon frère était mort la veille. Le matin. Pendu. Ce sont des choses qui arrivent. Je ne l’avais pas revu depuis notre seule dispute, il y a des années, dans la chambre de l’orphelinat où nous grandissions sans nos parents, lorsqu’il avait imprimé l’image de son poing sur mon nez. Dans son testament, Dan léguait sa fortune à une fille, une certaine Dakota Hawke que personne, pas même sa petite amie, ne connaissait. Alors il fallait que je la cherche. J’ai toujours aimé les adieux, mais je n’ai jamais pu les supporter. »

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