L’abbé Charles Vieille, Un grand-père peu ordinaire

L’abbé Charles Vieille, Un grand-père peu ordinaire

Par Jacques Tornare

Publié le 15/04/14
Collection Classique
Août 1931, L’abbé Charles Vieille quitte Septmoncel et découvre sa nouvelle paroisse, Asnans, dans la plaine doloise. L’Évêque de Saint-Claude a éloigné le prêtre turbulent de la marmite en ébullition qu’était devenu le village de la montagne jurassienne. Entre Don Camillo et Don Juan, l’incorrigible curé a cassé tous les codes de bonne conduite qu’exigeait sa fonction sacerdotale. Activiste politique coriace était sans doute la seule caractéristique qu’il partageait avec ses opposants et ceux-ci ne se sont pas laissés impressionner. Conquis par le chant d’une jeune sirène qui officiait celle-ci, non dans les eaux profondes de l’océan, mais dans le chœur de chant de la paroisse, l’amour adoucit pour un temps l’intransigeante règle du célibat inhérente à sa charge. L’air doux du « bas » a-t-il eu raison de son tempérament impétueux ? A l’évidence, non ! Et la sanction qui tombe le 6 septembre 1944 est autrement plus sévère que la paternelle discipline imposée par Monseigneur Rambert Irénée Faure à l’été 1931. A 52 ans, son élan est stoppé net par quatre balles tirées à bout portant par une arme appartenant à un ténébreux boucher chargé « des basses œuvres ». Une sentence clandestine l’a condamné à mort, il s’écroule à la lisière de la forêt dans le village voisin de Gatey…

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