L’Allégresse du désespoir

L’Allégresse du désespoir

Par Manuel Poisot

Publié le 05/05/15
Collection Classique
« J’ai couru l’infini pour essouffler mon rêve,

Amoureux de ma soif au hasard des fontaines,

Sans connaître de paix ni conclure de trêve,

Frénétique exalté de passions incertaines.

Boulimie d’horizon, regard intarissable,

Serviteur éperdu d’appétits souverains,

Gaspillant à ce jeu ma fortune de sable,

Il ne m’en reste plus qu’une poignée de grains.

Pour la première fois mon corps a fait silence,

Le cœur est en repos me voilà pur esprit,

Accordez-moi de grâce une dernière chance,

Ne dîtes surtout pas au désir où je suis. »

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