L’amour de Marcel

L’amour de Marcel

Par Daniel Marey

Publié le 10/05/12
Classique
« Il n’y a que Dieu, ma pauvre Célestine ! » Ainsi parlait le curé du village quand les docteurs avaient jeté l’éponge. Marcel écoutait, il se forgea. Une maladie l’avait empêché d’être grand, il disait : 1m56. En 1958, la guerre d’Algérie enflammait la France, Marcel avait 36 ans, toujours puceau, il se rongeait d’envie de connaître l’amour d’une femme. Enfin, il connaîtra une femme, une fille de joie. Il l’aimera autant qu’un homme peut aimer une femme. Elle qui croyait ne plus jamais aimer, sauf sa fille, aimera cet homme bon, à l’intelligence pleine de bon sens. C’est quand enfin elle voudra cesser le métier qu’elle mourra assassinée. Marcel n’aura plus qu’un but dans sa vie, trouver le salaud qui a tué la femme qu’il aime et aimera toujours, la venger. Au travers de cette histoire, c’est aussi la vie d’un village, la vie de petits fermiers durs à la tache, respectant la nature. Le deuxième fils, qui a raté sa carrière de footballeur, mais continuera la lignée de Gaston, le père, et de Célestine, sa femme. L’histoire en France avec de Gaulle qui revient au pouvoir, la guerre de « pacification », qui tue des jeunes hommes. Antoine, jeune parisien en vacances, participe à la vie du village. Il apprend, il observe ce que la nature lui enseigne. Lui aussi aimera, Anna, une fille de son âge, ils se perdront de vue, il ne l’oubliera pas.