Le chérissement d’Isis

Le chérissement d’Isis

Par Hélène Gérardin

Publié le 11/09/12
Collection Classique
« Je propose de marcher en posant nos pieds sur la terre avec la même tendresse qui nous fait caresser le visage de la personne aimée. » Daniel Zanin

Vivre, c’est partir de soi pour revenir à soi, après avoir rassemblé maintes parcelles du Soi éparpillées. Marche chaotique et douloureuse qui égrène un chapelet de joies éphémères, quête au goût de mystère, le trait d’une vie est parcours de l’Autre, des autres, billes entrechoquées et souvent égarées. Il est au cœur une force invincible, l’amour aspirant à réunifier, à rassembler autour d’un feu réparateur, à insuffler un souffle de vie étincelant d’harmonie. Les frottements des pieds harassés contre la Terre nourricière et matricielle émanent, cahin-caha, des étincelles ahuries, ébahies, béates. Un jour, ces étincelles, tous ces menus poèmes timides et intenses, finiront par embraser les brindilles malheureuses des jours ingurgités par la vanité de toutes choses, et feront alors resplendir le feu de la joie au goût de Gloire éternelle.