Le festin des ronces

Le festin des ronces

Par Pablo Amafil

Publié le 06/12/11
Collection Classique
Lucien Gabori sort de prison – trois ans – la fièvre lui colle à la peau, le pétrit et le poisse de la tête aux pieds, lui interdisant le bon usage de la liberté. Trois petits pas dehors et la porte d’une autre cage se referme sur lui : il a signé son engagement de légionnaire. Il remplira jusqu’au bout le contrat qu’il s’est choisi, en piétinant dans la pourriture et les massacres de la guerre d’Algérie, s’appropriant ainsi un décor pour un destin de vengeance qu’il élabore désormais. Le festin des ronces est une folle suite d’impressions échevelées, violentes, voire atroces, qui finissent par dévorer de flammes la plus grande partie du tableau qui nous est proposé, à mi-distance de Goya, des Paravents… On y croit également deviner Cendras, Arthaud, Genêt… Et Céline. Le festin des ronces est une œuvre de jeunesse.