Les Cris du vide

Les Cris du vide

Par Jemison Leland Ndoudi Nard

Publié le 03/07/15
Collection Classique
La limaille lunaire qui pèse sur la tête fragile de l’existence se fait grande dans la nature éternelle enfantant de mille manières le gouffre écarlate du siècle maudit. Devant nous s’excite ce sphinx plus lugubre que Cerbère, trop souvent manœuvré par les vilains hommes. Ce monstre dispose de trois têtes, la première se nomme « misère », la seconde « mort », la troisième « horreur ». Nous souffrons assez de votre bassesse effroyable qui ensevelit l’amour dans un sépulcre fait de béton d’immoralité et de sophistication de l’hypocrisie sociale. Ô homme, pauvre âme qui cherche encore en ce monde un peu de lumière. Laissez-moi donc dormir un peu, puisque ce siècle est maudit, laissez-moi contempler le spectre des tombeaux, ici-bas les orphelins pleurent assez et les misérables dorment peu.

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