Les grands espaces où le vent passe

Les grands espaces où le vent passe

Par Jacques Pinon

Publié le 18/05/12
Classique
À quoi ressembleraient les chants d’un troubadour qui se retrouverait soudain projeté à notre époque ? Quels seraient les thèmes qu’il choisirait d’aborder et par quels mots ? Quelle vision aurait-il de notre monde moderne ? Qu’est-ce qui le frapperait le plus ? Voici une ébauche de réponse à travers cette œuvre à laquelle l’auteur a su donner non la forme mais l’esprit des chants de troubadours du temps jadis… Inspiré en partie des Sirventes et des troubadours, parfois critiques envers leurs semblables, ce recueil évoque une ère révolue, celle des Tensons, esprit subtil des troubadours affiné par la dialectique (ainsi Pierre d’Auvergne évoquant le rossignol comme messager du printemps à la cour d’Ermengarde) ou bien des plaich, plaintes ou chants funèbres composés à la mémoire d’un protecteur. Tout cela n’est plus, mais reste Les grands espaces où le vent passe, composé dans le souci de s’éloigner du vulgaire et de n’écrire que sous une conscience épurée. On y retrouve le style raffiné des premiers troubadours autrefois nommé trobar, plein de mentions obscures (mots rares, difficiles, au sens ambigu) et fermées aux profanes.