Les Musiques de l’âme

Les Musiques de l’âme

Par Jacqueline Bernet

Publié le 20/06/12
Classique
Les Musiques de l’Âme sont écrites en vers bien frappés à la façon de Victor Hugo, et il s’y égare rarement des subtilités parnassiennes. On y perçoit une totale intimité entre l’écrivain et son œuvre dont il s’est revêtu par nécessité d’accepter les misères du destin humain et y promouvoir, via des choix difficiles, un fragile bonheur. C’est ainsi que dans Musiques, au tango argentin est préférée une partita du cantor de Leipzig auquel Jacqueline Bernet crie : « Au secours, Monsieur Bach, apprenez-moi la joie ! »
L’ouvrage s’ouvre par l’attente angoissée de l’artiste espérant sa muse qu’il soupçonne fugitive ou en grève et lui, le jongleur des mots, de se croire maudit pour enfin aimer l’environnement qui lui a été dévolu tel cet été roulé dans des meules dorées. Néanmoins persiste la solitude de la nuit.
La fuite des jours est décrite comme en un calendrier dramatisé de froidure, de tempête en mer mais où mars et avril balayeront les autans dans l’odeur des lilas.
Aussi critique qu’elle puisse être, cette poésie sait rester toujours chaleureuse.