L’Espoir de la montagne entre le silence et l’oubli

L’Espoir de la montagne entre le silence et l’oubli

Par Mohammed Brinett El Jaméi

Publié le 17/04/15
Collection Classique
Jusqu’aux années 1970, l’indépendance n’avait pas réussi à cicatriser sur le corps du village, la blessure saignante du protectorat. Bercés au flanc de la montagne, les habitants vivaient au rythme de la nature, de l’autorité, de leur naïveté et de leurs croyances parfois superstitieuses. En 1975, la décision d’édification d’un barrage, allait ébranler ce monde rural et simple. Toutes leurs bonnes terres disparurent sous l’eau comme par magie. Ils se sentirent trahis. L’infortune et la misère les avaient frappés. Quelques uns émigrèrent. D’autres s’engagèrent dans l’armée. Les uns vécurent dans l’exode, d’autres disparurent. Seuls restèrent cloués à la terre, les vieux, les femmes et les enfants comme des bébés qu’il fallait à tout prix nourrir. Leur réconfort : l’espoir.

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