Mémoire d’un voyage dans les méandres de l’absurde

Mémoire d’un voyage dans les méandres de l’absurde

Par Alberto Nlend

Publié le 07/03/12
Classique
A l’heure que j’écris ces choses, je suis l’âme chancelante sur le pont d’une légère espérance en la vie qui fume et me détruit. Bientôt je m’affalerai dans l’abîme et ce sera la fin d’une chevauchée mercenaire vers un imaginaire rivage. Le Sahara dressé sur ma route comme un lion vorace assure aujourd’hui ma perte. La peur me tournoie. Le malheur m’environne. La gourde est sèche, la nourriture aussi est finie, de sûr je vais mourir. J’ai soif et faim dans un monde sans source ni champ, ce n’est qu’une question de temps je vais mourir
Dans ce noir jour j’ai croisé un cœur désabusé. Je me suis approché de cette épave. Il a parlé, j’ai pleuré. Il m’a dit qu’il s’en retournait au pays, j’ai ri. Je l’ai vu qui rentrait pauvre, cela m’a fait peiner âprement. J’ai vu s’affaler ses rêves alors que l’amère réalité le caressait triomphant. Épris de pitié j’ai mis ma fortune dans une enveloppe et lui ai chargé de remettre celle-ci aux miens. C’était une feuille et des mots, une simple feuille dessus laquelle j’imprimais durement le mémoire de mon voyage dans les méandres de l’absurde.