Mort de Félicien Marceau

 

Mort de Félicien Marceau

 

 

Félicien Marceau, grand écrivain, auteur dramatique et traducteur s’est éteint hier, mardi 6 mars 2012, à l’âge de 98 ans.

 

 

 

Académicien, romancier, auteur de nouvelles délicates, de fables, c’est par le théâtre que Félicien Marceau connut la plus belle des notoriétés. Il est l’auteur de L’Œuf, de La Bonne Soupe et de Madame Princesse, entre autres. Mais aussi le traducteur scrupuleux de Luigi Pirandello et de Goldoni. C’est lui qui avait traduit La Trilogie de la Villégiature pour la mise en scène de Giorgio Strehler.

Nous évoquerons le théâtre de Félicien Marceau et le grand écrivain de roman avec dès 1952 le prix de la Fondation Del Duca pour L’Homme du roi, en 55 le prix Interallié pour Les Elans du cœur, en 1969 le prix Goncourt pour Creezy.

L’Œuf créé en 1956   dans une mise en scène d’André Barsacq au Théâtre de l’Atelier fut un succès phénoménal. Le propos de la pièce passionna les spectateurs. La pièce entra au répertoire de la Comédie-Française en 1979. André Barsacq (1909-1973) s’était pris d’amitié et pour l’homme et pour son style brillant et tenu en même temps. Il monta Caterina (55), L’Oeuf (56), La Bonne Soupe (58)  Les Cailloux (62), Un jour j’ai rencontré la vérité (67), à la Comédie des Champs-Elysées et Le Babour (69).

Félicien Marceau avait composé Caterina, en 1954, pièce qui lui vaudra le prix Pellman. Il disait en avoir eu l’idée à Venise, lors d’un voyage, en découvrant la vie de Caterina Cornaro (1454-1510). Il avait éprouvé la liberté que permet l’écriture théâtrale.

Viennent ensuite, à raison d’une pièce par an, quasiment, jusqu’en 1969, L’Etouffe-Chrétien, Les Cailloux, La Preuve par quatre, Madame Princesse, Un jour j’ai rencontré la vérité et enfin Le Babour, en 1969.

De très grands théâtres ont accueilli les pièces de Félicien Marceau, de grands acteurs les ont jouées. Citons par exemple, pour la seule Bonne Soupe : Marie Bell et Nicole Courcel à la création (dans les deux partitions d’une même femme à deux âges).

Mais c’est également en traduisant de grands textes que Félicien Marceau avait imposé sa plume vive, fine, élégante et subtile. Il traduisit Luigi Pirandello et le cher Carlo Goldoni. C’est lui qui avait signé la première mouture de La Trilogie de la Villégiature.

Félicien Marceau s’en est allé, mais son oeuvre restera !

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