Noirs enchantements

Noirs enchantements

Par Jean-Marie Pieri

Publié le 27/09/12
Collection Classique
Navigateur aux longs cheveux, il suit les murmures du vent : comment échapper au chant des sirènes ? Tu as chuté tant de fois ; blessures et trahisons t’ont égaré du droit chemin, as-tu enfin trouvé la paix ? L’éternité conduit à la folie, assassine toute logique depuis ces Noirs enchantements <\i>. Les pensées sont rivières : rythme, vitesse, ombre dans le circuit du monde. La douleur détruit l’esprit plus vite que les drogues, voyage dans l’univers des héros, tu as choisi les songes, les passions pour champ de bataille. Souvenir, choc des boucliers, cris des héros qui mouraient à Marathon, sang et lumière au creux des paupières, pourpre des guerriers de Darius dans les reflets du couchant. Mirage noir au visage d’ange, tu as piétiné mon cœur, brûlé mon amour tendre et fragile à travers tous les cercles de l’enfer. Que Dieu te garde, muse vénale, des supplices du temps.