Ombres bleues, – fond noir

Ombres bleues, – fond noir

Par Jean-Marie Pieri

Publié le 16/02/12
Classique
La ville lutte : obscurité et froid, tragédie des lampadaires, pâleur des lumières. Beauté dégradée, cris des corneilles, neige des jardins, théâtre de l’absurde où des ombres circulent. Sur l’asphalte un cauchemar voile l’émotion. Fille d’Orient, fille d’Occident, Bucarest s’enfonce dans la nuit. Débris, bâtisses, sculptures gothiques ou démons installés sur des corniches accentuent les secrets du pays en décomposition. Le régime s’est effondré comme un château de cartes, le tyran est tombé. La Roumanie a retrouvé les fruits de la liberté : poires sur les peupliers… selon la prédiction.

Spectateur de ce qu’il vivait au jour le jour, durant le contexte passionnel de la Révolution roumaine, l’auteur a fait en sorte de préserver sa neutralité de voyageur et de témoin au risque de passer pour indifférent et de ne pas être compris.