Parjure

Parjure

Par Stéphanie Oziol

Publié le 21/04/15
Collection Classique
« Vendredi 13 juin 2005. Dix-huit heures trente passées. Le week-end, deux jours. Quarante-huit heures de bonheur à passer à ses côtés.

Trafic fluide. Plus que trois rues. Au bout de la troisième, il tourne à droite. Les roues crissent sur les petits gravillons rosés de l’allée resserrée. Il s’arrête devant le grand chêne. Il coupe le contact. S’empare de sa mallette. Il sifflote. Quelques pas encore et la porte d’entrée. Il l’ouvre. Il ôte son pardessus et sa veste. Au bout du couloir, le salon. Sur le seuil, il se fige. Son visage se glace. Il ne respire plus.

Submersion. Au-dessous de la ligne de flottaison. »

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