Porté pour mort

Porté pour mort

Par Ernest Wéangaï Batédoug

Publié le 30/06/15
Collection Classique
« Le commandant de brigade demanda à l’aîné de se présenter.

– Bouzélé Faustin.

– Montrez-moi votre carte nationale d’identité et votre ticket d’impôt s’il vous plait.

– Je n’en ai pas.

– Quel âge avez-vous ?

– Vingt-sept.

– Êtes-vous marié ?

– Non.

– Avez-vous des enfants ?

– Cinq.

– Et où vivent-ils ?

– Chacun vit avec sa mère.

– Quel est le nom de votre père ?

– Albert Mbalanga.

Le gendarme écrivait chaque réponse. Il s’arrêta, prit un air grave puis déclara :

– Monsieur Bouzélé alias Boutouma, vous êtes en état d’arrestation pour deux délits : vous êtes âgé de vingt-sept ans et vous n’avez ni pièce d’identité, ni ticket d’impôt. Le deuxième est que vous avez agressé un adolescent à son domicile, le laissant à demi-mort. N’eût été l’intervention de la gendarmerie, vous l’eussiez tué. »

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