Repères

Repères

Par Slemnia Bendaoud

Publié le 22/06/12
Classique
(…) On prenait des cafés, complètement détendus, savourant leurs arômes et fouillant dans nos pensées. Le soleil était dormant et nous nous approchions du crépuscule annoncé, lorsqu’une vieille femme frappa très fort à la porte de l’officine et y entra, haletante. Eblouie sans doute par le jeu de lumière, elle nous lança en guise de salamalec : « Bonjour Messieurs ! ». C’est sur ce bonjour prononcé juste à la tombée de la nuit que nous séparâmes, très conscients qu’entre ce monde-là et le nôtre, il est question de cette différence qui existe entre le jour et la nuit. Raison pour laquelle ils ont besoin de ces reflets de lumière qui nous échappent à nous les gens dits ordinaires. Peut-être y voient-ils tous ces faisceaux de lumière qui auront un jour bien raison de nos sombres attitudes à leur égard ! Après tout, l’illusion d’une lueur du jour ne véhicule-t-elle pas cet espoir de vaincre à jamais ce trou noir qui les hante à l’abordage de ces sombres images de leur vie ? Le printemps est la saison la plus gaie de l’année. Il y est question de couleurs. Celles qui auront toujours manqué à ce monde en panne de lumière dans leurs idées et visons lointaines de la vie !