Retour à Chapeyrol

Retour à Chapeyrol

Par Bernard Rieu

Publié le 19/04/12
Classique
Retourner au pays, retrouver ses sources, c’était le rêve de beaucoup de provinciaux partis dans une ville pour trouver du travail. À quel moment était-ce possible ? À l’âge la retraite ? Quand la carrière était terminée ? Ou bien d’autres raisons donnaient-elles envie de se lancer dans cette reconversion ?
Certes, Jean Puech n’exerçait pas une activité professionnelle enrichissante intellectuellement ou financièrement. Il n’avait pas eu la chance d’étudier assez longtemps pour occuper un poste de haut fonctionnaire, ou de dirigeant de société mais il accumulait tout de même une expérience au jour le jour qui le rendait capable de transformer de simples visiteurs en clients potentiels et, après constitution d’un dossier, en acquéreurs du bien immobilier examiné. Il avait donc intérêt à suivre son cursus professionnel, ce qui lui permettait de valoriser son expertise.
Or, une rencontre avec les lieux de son enfance le décida à repartir à zéro. L’attachement à la terre de ses ancêtres, aux maisons en pierres apparentes et aux toits de lauzes, était assez fort pour emporter son choix. Il fut conforté, dans sa résolution, par la découverte de la jeune femme la plus séduisante qu’il avait vue jusqu’ici. C’est alors qu’il dut lutter contre les éléments naturels, affronter la solitude, contrer les tentatives de découragement de son frère, ainsi que les turbulences lointaines qui viennent secouer nos campagnes.
Et ce n’était que le début d’une aventure qui s’appelle « la vie » : aimer, gérer, assurer, trembler pour les autres…