Roberto et l’inspecteur Morin

Roberto et l’inspecteur Morin

Par François Rozé

Publié le 24/09/12
Collection Classique
« Pauvre Roberto que je suis, savez-vous que mes amours débutantes avec Annette n’ont pas connu la conclusion souhaitée ? Alors que nous nous accordions comme deux êtres faits l’un pour l’autre, notre histoire s’est distendue. Tout le monde s’était fait à l’idée que notre chemin était tout tracé. Eh bien, non, il ne l’était pas.
Je ne sais pas pourquoi, à vrai dire. Peut-être ai-je cru qu’il n’y avait pas de problème, l’affaire était dans le sac, la messe était dite. Il n’y avait plus qu’à entériner nos sentiments.
Aussi, faut-il avouer que je n’ai pas pris garde au danger. J’étais tellement sûr de moi. Le ver était dans le fruit et rien n’était prévisible, je ne voyais rien. Extérieurement, le fruit dont je parle était indemne de tout prédateur. Pourtant, dans l’ombre, il s’occupait bel et bien de son œuvre ténébreuse de destruction. »