Schild en Vriend

Schild en Vriend

Par Georges Janssen

Publié le 17/10/12
Collection Classique
D’une manière générale, la production artistique belge est marquée du sceau du surréalisme. Si ce surréalisme s’invite au quotidien comme c’est le cas dans les différends qui opposent le Nord germanique et le Sud latin, on aboutit à une caricature gentillette de ces malentendus. Le Flamand privilégie la priorité du sol alors que le Wallon est davantage attentif aux libertés individuelles, le tout illustré par les mésaventures d’un couple francophone qui souhaite acquérir une parcelle de la terre de Flandre.
L’auteur s’est permis d’utiliser les deux langues pour donner de la couleur au récit. N’est-ce pas audacieux de confier à un éditeur français un problème typiquement belgo-belge ? En fait, le régionalisme n’a-t-il pas tendance à se généraliser en réaction aux unités gigantesques mises en chantier ? L’Hexagone n’a-t-il pas ses Alsaciens, ses Savoyards, ses Bretons, ses Basques, ses Corses ? On devrait donc se comprendre…