Sénégal

Sénégal

Par Ahmadou Diop

Publié le 05/04/12
Classique
Le parti socialiste, usé après quarante ans de règne absolu, marqué par des plans structurels de la banque mondiale et du FMI, ne pouvait que perdre les élections présidentielles de mars 2000, en faveur d’un escroc, converti en faux démocrate. Contrairement à Senghor et à Abdou Diouf, Abdoulaye Wade, l’homme au visage hideux, démasqué publiquement, semble choisir comme seule option, la voie obscure, c’est-à-dire la dévolution monarchique du pouvoir par le sang, piétinant, allégrement, la constitution, afin d’assurer ses propres arriérés, en particulier, ceux de son cancre, Karim Wade, le paresseux.
Voilà donc, tous les ingrédients de mauvaise cuisine depuis mars 2000, au nom d’une anomalie de la démocratie et au cœur d’un État délinquant, en déliquescence, tendant à vassaliser tout un peuple en colère, debout. Que cela ne tienne ! Un régime de pugilat, excellant dans les coups tordus, jusqu’à châtier des journalistes, présumés récalcitrants, le plus souvent, traînés dans la boue dans les tribunaux aux ordres, pour des broutilles…