Un pont sur le Détroit

Un pont sur le Détroit

Par Jacob Cohen

Publié le 13/12/13
Collection Classique
Tanger et ses légendes, nostalgique de son passé mythique. Ses lieux évocateurs dont notamment le café Hafa, lieu de rêves et de fantasmes littéraires.
Et la nostalgie d’une histoire cosmopolite, avec une communauté juive dynamique et intégrée.
Appelé pour rénover la synagogue Nahon, c’est là qu’atterrit Jaime Pinto. Architecte, né à Montréal, de parents juifs tangérois, qui avaient quitté la ville dans les années 70.

Pourquoi ce jeune parfaitement américanisé ressent-il soudain une continuité avec ses ancêtres locaux ? Comment arrive-t-il à se fondre dans cette société aux valeurs contrastées ? Qu’est-ce qui lui donne cette aisance avec les femmes du cru, a priori inaccessibles, et si déroutantes ?
Pour renouer avec sa réputation, Tanger se veut aussi une ville de dialogue israélo-arabe. L’ombre de André Azoulay et de ses acolytes sionistes plane sur la rénovation de la synagogue. Arriveront-ils à leurs fins encore une fois pour transformer cette rénovation en « colloque pour la paix » ? Et quelles sont les forces qui pourront les en empêcher ?

Les aventures de Jaime Pinto font ressortir quelques aspects problématiques de la société marocaine, sans néanmoins apporter d’éclaircissement réel et apaisant à la question existentielle qui la taraude : L’amputation tragique du Maroc de sa part juive.

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