Wade, la grande déception ou les révoltes de la fleur

Wade, la grande déception ou les révoltes de la fleur

Par Dame Diop

Publié le 18/01/12
Classique
Inspiré par les propos du professeur Marc Marti dans la préface de mon recueil de poésie publié en 2010, les rêves de la fleur (« la fleur a grandi. Elle devient politique »), je vois ainsi poindre à l’horizon l’idée des Révoltes de la fleur. Ce recueil d’articles s’inscrit dans une suite logique du cycle littéraire de la « fleur » jadis mineure et éplorée, mais aujourd’hui majeure et révoltée.
Á partir du départ d’Abdou Diouf jusqu’à la fin du « régne » d’Abdoulaye Wade, ces pamphlets visent à sarcler le « jardin » du pays, voire du continent. Ce sont des dénonciations de personnalités opportunistes, autocratiques et corrompues.
Mais l’alternance est la boîte de Pandore. Malgré l’immense espoir soulevé par le « sopi », le peuple s’est retrouvé coincé entre le marteau de Sa Majesté et l’enclume de ses courtisans. Sans se soucier du sort de son peuple accablé successivement par le naufrage du « Joola », l’explosion du phénomène des pirogues, les inondations récurrentes, la cherté et la rareté des denrées de première nécessité, les immolations par le feu, le vieux Roi s’accroche désespérément au pouvoir et cherche à imposer son fils.