Gallica : Le Louvetier, la Voix des Brumes et les Enfants de la Veuve – Henri Lœvenbruck – résumé
Le louvetier
La terre de Gallica garde la mémoire des merveilles disparues. Dans les collines méridionales du comté de Tolsanne, le bourg de Villiers-Passant se prépare aux feux de la Saint-Jean. Martial, le louvetier du village, en est l’un des hommes les plus respectés, chargé par l’Église de capturer les Brumes, ces créatures venues d’un âge ancien que l’on dit impies. Depuis dix jours, il arpente la garrigue brûlante pour débusquer un loup à sacrifier. À l’aube de la fête, il revient au castrum, portant sur ses épaules une Brume ligotée, accueilli par les acclamations des villageois et la satisfaction du père Grimaud.
Dans le village, on se hâte d’élever le bûcher autour du grand mai ébranché. La foule se rassemble, partagée entre la ferveur religieuse et les anciennes peurs du Sauvage, cet être de légende que l’on évite de nommer. À la tombée du jour, Martial suspend la Brume au-dessus des flammes. Les enfants lancent leurs torches, et le feu s’élève, rouge, crépitant, illuminant les visages tendus. Mais alors que la bête hurle, Bohem, le fils du louvetier, avance vers le brasier d’un pas décidé. Rien ne l’arrête. Il gravit le bûcher en flammes, saisit le sac où se débat le loup et se dresse au sommet, brûlé mais impassible, avant de redescendre avec l’animal dans ses bras et de quitter le village sans un mot. Martial, épouvanté, comprend que son fils lui échappe et qu’un autre destin s’ouvre devant lui.
Bohem traverse la contrée, poursuivi bientôt par les chevaliers de la Milice du Christ, soldats du roi Livain VII qui traquent hérésies et créatures. Car Bohem défie l’ordre établi. Il protège les Brumes. On raconte qu’il parle aux animaux, qu’il est l’ennemi juré du roi, ou même qu’il serait le Sauvage. Les rumeurs diffèrent, mais toutes disent qu’il échappe à ceux qui veulent sa mort.
Le jeune homme voyage avec Mjolln le nain, la jeune Lœva et quelques compagnons fidèles. Ensemble, ils traversent forêts et cités, porteurs d’un désir de justice et de liberté. Dans les profondeurs de Roazhon, la grande forêt sacrée, Bohem retrouve le chemin de ses origines. Il y invoque la terre, la reconnaît comme sa mère et parle aux arbres qui s’écartent pour lui ouvrir une voie. C’est là qu’apparaît la Licorne, éclatante et silencieuse, dernière de son espèce, messagère d’un monde oublié. Elle révèle à Bohem le rôle qu’il doit jouer, la mission qui l’attend : réunir les Brumes, préserver leur mémoire et sauver ce qui peut encore l’être.
Dans le même temps, la violence du royaume s’intensifie. Les Bons Hommes, disciples d’une foi persécutée, fuient les massacres. Bernard de Laroche, l’un des survivants de Nabomar, voit dans Bohem un possible défenseur de leur cause. Il le cherche, déterminé à unir leurs luttes contre les injustices qui ravagent Gallica.
Au cœur de la forêt, le destin de Bohem croise celui de Bastian, un louvetier réputé pour avoir abattu plus de Brumes que quiconque. Bastian, à l’affût, manque de tuer la Licorne d’un carreau d’arbalète. Bohem s’interpose, furieux, et s’empare de l’arme. Ce face-à-face marque un tournant. Le chasseur, confronté à la splendeur de l’animal et aux paroles de Bohem, comprend que l’Église et le roi ont menti. Jamais une Brume n’a attaqué les hommes, sinon pour se défendre. Bastian réalise l’ampleur de la faute commise par les louvetiers, chargés d’exterminer des créatures qui ne menaçaient personne.
Bohem lui confie alors une mission : parcourir le pays pour convaincre les louvetiers de se rallier à leur cause et de les rejoindre à Roazhon, quelques jours avant la Toussaint. Donner à leur métier un nouveau sens. Protéger au lieu de traquer. Bastian accepte, bouleversé par cette révélation et déterminé à réparer ses actes passés.
Dans les villes où il passe, Bohem devient une figure presque légendaire. Les habitants le reconnaissent, le saluent, certains l’acclament. Les enfants le suivent dans les rues, fascinés. Bohem, pourtant, reste en proie au doute. Les morts de ses amis, les sacrifices des Compagnons et la traque incessante des Miliciens pèsent sur lui. Mais la rencontre avec la Licorne, les paroles de Bernard de Laroche et la fidélité de ses proches l’amènent à accepter ce qu’il doit accomplir.
Les forces du royaume, elles, se rassemblent. Livain VII, tourmenté par ses échecs, sent la guerre approcher. Le jeune louvetier qu’il voulait capturer lui échappe toujours. Le peuple murmure. Les croyances anciennes refont surface. Et l’équilibre du pays vacille.
À la fin de cette première partie, Bohem comprend pleinement sa nature et son rôle : il est un enfant des Brumes. Un être entre deux mondes, héritier d’une mémoire ancienne et porteur d’une tâche qui le dépasse. Il doit réunir les siens, rassembler les Brumes et les préserver de la destruction annoncée. Sa route mène vers la porte du Sid, passage oublié entre les réalités, là où se joue peut-être le salut de Gallica.
Son choix est fait. Et il sait que le prix à payer sera lourd.
3 points clés du Louvetier à connaître pour faire semblant de l’avoir lu alors qu’on ne l’a pas lu
- Le geste de Bohem pendant la fête de la Saint-Jean : au moment où tout le village brûle une Brume lors du bûcher rituel, Bohem s’avance sans hésiter dans les flammes, récupère la créature enfermée dans un sac et quitte la place, sous les yeux pétrifiés de son père et des habitants. Cette scène fonde sa réputation et marque le début de sa rupture avec l’ordre du royaume.
- La rencontre avec la Licorne dans la forêt de Roazhon : au cœur de l’ancienne sylve, Bohem suit un appel instinctif et s’enfonce seul dans les arbres. La Licorne apparaît à lui, silencieuse, comme une révélation. Elle confirme qu’il est lié aux Brumes depuis sa naissance et lui montre la voie qu’il doit suivre pour sauver leur peuple traqué.
- La conversion de Bastian, le louvetier tueur de Brumes : réputé pour avoir abattu plus de Brumes que tous les autres louvetiers, Bastian manque de tuer la Licorne d’un carreau d’arbalète. La colère de Bohem et la vision de l’animal le bouleversent. Il comprend qu’il s’est trompé toute sa vie. Bohem lui confie une mission : parcourir Gallica pour convaincre les louvetiers de se rassembler avant la Toussaint à Roazhon, non plus pour chasser, mais pour protéger.
La voix des brumes
L’automne descend sur Gallica comme une ombre lente, et les terres autrefois paisibles portent encore les stigmates des massacres. Dans le prologue, Bernard de Laroche tente d’échapper aux Miliciens du Christ dans une maison en flammes. Blessé, traqué, il comprend que le royaume s’enfonce dans une tourmente où les Bons Hommes ne sont plus que gibier. Cette première vision annonce les fractures du pays, l’effritement d’un ordre qui se délite, et la place que devra prendre Bohem dans cette tourmente qui gagne chaque province.
Lorsque la saison s’installe, Bohem poursuit sa route, accompagné de Mjolln, du sergent Fredric et de quelques compagnons. La fatigue l’envahit, mais il avance, certain que les Brumes meurent chaque jour et que tout son destin se résume à les sauver. La forêt de Melle, glacée et presque vivante, les accueille dans un silence dangereux. Bohem y suit une voix lointaine, féminine, un murmure qui se joue des ombres. Ses compagnons sentent la menace des arbres qui semblent les observer. Bohem, lui, écoute la forêt comme on écoute une âme ancienne. Il craint un piège, il se méfie de Camille de Chastel, mais il progresse, guidé par un appel qui n’appartient qu’à lui.
Dans le monde de Djar, Bohem rêve d’une montagne immaculée où veille une présence inconnue. Une voix de femme le prévient d’un danger, puis disparaît. Il aperçoit un merle blanc, créature rare et énigmatique, qu’il décide de suivre. Ce signe marque le début d’un cheminement intime, une ouverture sur ce que les Brumes cherchent à lui dire, une porte entre les mondes qui s’entrouvre de plus en plus souvent.
Après une blessure grave, Bohem revient parmi les vivants grâce à la Licorne. Le nain Mjolln a recousu la plaie avec l’un de ses crins, guidé par l’animal sacré. La Licorne veille sur lui avec une douceur solennelle. Elle lui affirme que les Brumes meurent par dizaines et qu’il est temps de les conduire vers les portes du Sid, là où elles pourront enfin vivre à l’abri du monde des hommes. Bohem promet de les guider jusqu’à Karnag, lieu étrange et enchanté, où se trouvent les portes.
Pendant ce temps, au palais royal, Camille de Chastel intrigue dans l’ombre et manipule son époux, Livain VII. Elle lui présente Catriona, la sœur de Bohem, qu’elle a retrouvée. Le roi, fragilisé, voit dans cette révélation une arme pour renverser le destin qui le menace. Il s’accroche à Camille, persuadé qu’elle seule peut le sauver de l’effondrement de son pouvoir.
Bohem, lui, cherche des réponses au palais des ducs de Quienne. Il y découvre une bibliothèque gigantesque, refuge de milliers de livres, dont le Bestiaire de Thaon. Il contemple les pages, émerveillé par les images des Brumes, regrettant de ne pas savoir lire. Chaque illustration révèle un fragment de la mémoire du monde ancien. Il tient ce livre comme un trésor, conscient qu’il renferme la connaissance perdue de ces créatures qu’il doit sauver.
Au fil du récit, Bohem révèle à ses proches et aux Compagnons qui l’entourent sa conviction la plus profonde : les Brumes ne sont pas des démons. Elles sont les derniers échos d’un âge où la magie imprégnait la terre. Il raconte comment les hommes, eux aussi, se meurent lentement. Les femmes ne tombent plus enceintes. La vie se retire du royaume. Bohem dévoile alors une vérité troublante : les hommes sont, eux aussi, des Brumes, des créatures issues du même monde ancien. La disparition du Saîman, cette force qui régissait tout, les condamne à s’éteindre comme les loups, les chimères et les bayards.
Les Brumes se rassemblent enfin, majestueuses, au bord d’une rivière. Loups, bayards, tarannes, vouivres, piternes… et parmi elles, la Licorne, lumineuse comme une reine d’opale. Elles appellent Bohem « Liberté ». Elles lui disent leur souffrance, leur agonie quotidienne. Bohem leur annonce qu’il a trouvé les portes du Sid. Elles partiront au lendemain, dans la nuit, pour rejoindre Karnag et quitter ce monde mourant.
Mais la route ne cesse de se resserrer autour d’eux. Camille joue une guerre froide contre son mari et contre Bohem. Le merle blanc continue d’apparaître, signe d’un danger imminent. La voix mystérieuse revient parfois effleurer Bohem dans ses rêves. Le jeune louvetier sent qu’une menace invisible avance plus vite que lui, que quelqu’un veut sa fin, et qu’une force plus ancienne encore que les Brumes s’agite dans l’ombre.
Lorsque les Brumes se préparent à partir, Bohem se tient devant elles, déterminé. Il sait que les portes du Sid sont leur dernier espoir. Il a compris que son propre rôle dépasse la simple sauvegarde d’un peuple traqué. Il doit conduire les Brumes vers un monde où elles ne seront plus des fugitives. Il doit aussi sauver les hommes, qui meurent du même mal. Le voyage vers Karnag commence comme un exil sacré, une dernière procession avant la fin d’un âge.
Au terme de cette deuxième partie, Bohem avance avec la certitude que tout se jouera aux portes du Sid. Derrière lui, Gallica s’effondre sous les complots, les trahisons et la disparition lente de la vie. Devant lui, s’ouvre une voie fragile entre deux mondes. Les Brumes l’accompagnent, confiantes, car sa voix les guide. Et Bohem sait que l’avenir de Gallica, des Brumes et de tous ceux qu’il aime dépend désormais de sa capacité à franchir ce seuil interdit.
3 points clés de la voix des brumes à connaître pour faire semblant de l’avoir lu alors qu’on ne l’a pas lu
- La Licorne sauve Bohem après sa blessure et lui révèle sa mission : grièvement touché, Bohem revient à la vie grâce à un crin de la Licorne avec lequel Mjolln recoud sa plaie. L’animal lui annonce que les Brumes meurent chaque jour et qu’il doit les conduire aux portes du Sid, leur unique refuge possible.
- Bohem découvre dans le Bestiaire de Thaon la mémoire oubliée des Brumes : au palais de Quienne, il tombe sur un immense ouvrage illustré décrivant toutes les Brumes disparues ou mourantes. Bien qu’il ne sache pas lire, il reconnaît les créatures qu’il doit sauver et comprend que les hommes eux-mêmes s’éteignent, car ils sont issus du même monde.
- Les Brumes se rassemblent et reconnaissent Bohem comme “Liberté” : loups, bayards, vouivres et autres créatures mythiques se regroupent au bord d’une rivière. Elles disent souffrir, mourir, et annoncent qu’il est temps de partir. Elles acceptent Bohem comme leur guide et se préparent à marcher vers Karnag pour franchir les portes du Sid.
Les enfants de la veuve
La mémoire de la terre garde les secrets que les hommes ont oubliés, et l’histoire des Enfants de la Veuve s’inscrit dans ce territoire ancien où se mêlent ombres, serments et renaissance. Le récit s’ouvre sur une lettre du Peintre borgne, Philippe Demos, qui sent venir sa fin. Avant de mourir, il dévoile à son apprenti Estienne Baudel le secret de sa vie : la rencontre, autrefois, avec une femme dans la forêt, une apparition mystérieuse qui lui inspira l’un de ses tableaux les plus célèbres. Cette Dame de la Forêt, gravée dans l’esprit du peintre, annonce déjà la présence d’un monde caché, celui que Bohem devra comprendre et traverser.
Après les événements qui ont bouleversé Gallica, Bohem voyage. Il marche de ville en ville, se faisant tailleur de pierre, accompagné de Vivienne, qui chante le trobar à travers le pays. Les années ont passé. Les Brumes se sont retirées au Sid. Gallica panse ses blessures. Mais les ombres demeurent, car Bohem n’a pas encore accompli la dernière part de son œuvre. Une part qu’il ignore encore, mais vers laquelle il est inexorablement conduit.
Les premiers signes de ce destin apparaissent avec l’arrivée de Catriona, sa sœur, qui porte désormais un masque de cuir. Elle revient dans la vie du louvetier au moment où le roi Livain sombre dans la peur et le doute. Camille de Chastel, son épouse, amène Catriona au palais comme une arme secrète, espérant sauver la couronne. L’apparition de Catriona ouvre une brèche dans le passé de Bohem, rappelant les racines anciennes de leur lignée et les serments qui les lient aux Enfants de la Veuve.
Lorsque Bohem rejoint les Tuathanns, il découvre la vérité au sujet de sa famille, de sa mère Aléa, et du rôle qu’elle tenait dans cette communauté secrète. Tagor, son oncle, lui révèle l’héritage qui est le sien. Les Tuathanns lui apprennent qu’ils ont veillé sur Gallica pendant dix-sept ans, fidèles aux vœux de ses parents. Kaidin et Finghin, compagnons de longue date d’Aléa Cathfad, parlent à leur tour, et Bohem comprend que les liens entre les Tuathanns et les Compagnons du Devoir sont plus profonds qu’il ne l’avait imaginé. Artosach lui confie que « clanns » signifie « enfants », et « baintreach » signifie « veuve » : les Enfants de la Veuve. Une seule expression pour deux communautés qui n’en formaient en réalité qu’une seule, dissimulée derrière les générations, protégeant le même secret.
Le récit entremêle alors le destin de Bohem avec celui de Gallica. Emmer, autrefois adversaire, agit dans l’ombre pour accomplir ce qu’il croit juste. Des armées se soulèvent, un siège se prépare, et la menace de la guerre se resserre sur le pays. Lutès tremble sous les assauts. Les alliances se font et se défont. Les ombres du passé reviennent hanter les vivants. Certains se battent pour le pouvoir, d’autres pour la survie, mais Bohem, lui, porte un fardeau plus ancien : celui de comprendre ce que doit être la « troisième voie ».
Il rencontre Artosach, qui l’exhorte à réfléchir, à écouter les murmures de l’histoire. Bohem sait désormais que les hommes sont des Brumes, qu’ils meurent comme elles, qu’ils partagent la même nature profonde. La révélation faite par Hélène de Quienne résonne encore en lui. Le rôle qui lui incombe commence à prendre sens : guider les hommes vers un monde nouveau, ou les voir disparaître. Cette décision, personne d’autre que lui ne peut la prendre.
La tension monte à mesure que les Enfants de la Veuve se rassemblent. Bohem retrouve Vivienne et Lœva, fidèles parmi les fidèles. Ensemble, ils avancent vers le dernier voyage. Les Tuathanns instruisent Bohem, le préparent, lui parlent de Djar, ce monde qu’il peut dessiner, façonner, ouvrir. Il comprend alors qu’il est le passeur, celui qui peut donner naissance à une autre destinée. Celui qui peut emmener les hommes dans un lieu où ils pourront renaître, ou s’éteindre définitivement.
Lorsque le moment décisif arrive, Bohem rassemble autour de lui onze compagnons. Tous se tiennent par la main, formant une chaîne silencieuse. Le louvetier laisse son esprit se détacher du monde réel. Il se voit flotter au-dessus de son corps, puis traverser les âmes de ses amis. L’un après l’autre, ils suivent la même voie. Ensemble, ils s’élèvent vers Djar. Une fois dans ce monde qu’il façonne de son esprit, Bohem découvre Villiers-Passant reconstruit, les maisons se dessinant lentement autour d’eux, les ruelles s’étendant jusqu’aux remparts. Les Enfants de la Veuve sont réunis, assis dans la terre rouge de Tolsanne, unis par la même vision, la même lumière.
Il observe Lœva à sa gauche, Vivienne à sa droite. Toutes deux sont baignées de clarté. Elles n’ont pas peur. Aucun d’entre eux n’a peur, car ils entendent les pensées de Bohem comme il entend les leurs. Le monde de Djar leur appartient. Les douze avancent ensemble, solidaires, découvrant un territoire où le soleil brille plus fort, où le monde semble porté par leur union.
La Licorne apparaît alors au milieu des silves du Sid. Elle félicite Bohem, lui rappelle que lui seul peut continuer l’œuvre, que lui seul peut guider les hommes vers le renouveau. Elle lui répète que les hommes meurent comme les Brumes, que tout est lié, que leur salut dépend de sa compréhension de ce que lui a dit la duchesse. Le monde de Djar scintille autour d’eux, vaste, lumineux, fragile.
Dans le dernier chapitre, le destin de Gallica s’ouvre à nouveau. Bohem, Vivienne, Lœva et les autres deviennent les Enfants de la Veuve, ceux qui portent la dernière chance du pays. Leur force ne vient ni des armes ni des royaumes, mais de leur union, de leur fraternité, de leur capacité à imaginer un monde où les hommes, comme les Brumes, trouveraient enfin un refuge.
3 points clés des enfants de la veuve à connaître pour faire semblant de l’avoir lu alors qu’on ne l’a pas lu
- Bohem découvre que les Tuathanns et les Compagnons du Devoir ne formaient en réalité qu’un seul groupe : “les Enfants de la Veuve”
En retrouvant Tagor, Finghin et Artosach, Bohem comprend que « clanns » et « baintreach » sont deux mots pour désigner une même fraternité secrète, héritée de sa mère Aléa. Cette révélation unifie deux lignées que tout le monde croyait distinctes. - Bohem mène onze compagnons dans le monde de Djar en traversant les âmes une à une
Dans la scène la plus marquante du livre, Bohem quitte son corps, passe à travers ceux de ses compagnons, les tire avec lui, et les fait entrer dans Djar, un monde qu’il façonne lui-même. Ils s’y retrouvent à Villiers-Passant, un village reconstruit par sa seule volonté. - La Licorne réapparaît pour confirmer le rôle final de Bohem : guider les hommes comme il a guidé les Brumes
Dans les silves du Sid, la Licorne lui dit que les hommes meurent comme les Brumes et que la “troisième voie” dépend de lui. Elle confirme qu’il doit continuer l’œuvre commencée en menant les humains vers un renouveau, grâce à Djar.
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